Le tibet. Destination mythique. Vous les savez peut être dèja : le pays est occupé, depuis 1959 par les chinois. Du coup, il est impossible de visiter le pays par ses propres moyens.
Ces coquins contrôlent très précautionneusement le territoire, tourisme compris. Les permis ne sont donc délivrés qu’a des agences habilités, qui ont subi au préalable un bon lavage de cerveau pour éviter de dire des bêtises aux touristes.
C’est donc parti pour 7 jours, de Katmandou à Lhasa en bus, retour en avion.
Fouillage en règle à la frontière : entre autre, le but est de trouver et de confisquer les guides de tourisne (Lonelyplanet) remplis de balivernes sur l’occupation chinoise au Tibet. Nous, les petits malins de français, on ne peut pas se passer de notre Routard (comment qu’on va savoir OU MANGER après ?). Un livre quelconque, un peu de scotch, et le tour est joué !
Premier arrêt, dans une ville quelconque après la frontière, Nyalam. Changement de monnaie, et les prix flambent. Tous les touristes sont parqués dans le seul hôtel de la ville autorisé à recevoir des touristes. Drôle d’ambiance. Autre changement, les tibétains recyclent précautionneusement la bouse de Yak, comme en montagne au Népal. Ils en collent partout, montent des murs avec. Une fois sèches, les bouses servent de combustible. Il faut dire qu’avec l’altitude (4000m en moyenne), les haut plateaux son très arides.
Les premiers jours, on avale les kilomètres. Plusieurs cols sur la route dépassent les 5000m.
Les tibétains sont vraiment fous de drapeaux tibétains.
Etape suivante :Shigatsé, et le monastère du Tashilumpo, siége de la dynastie des Panchen-Lamas.
Le contraste se fait déjà bien ressentir, entre tradition et modernité. SI la forteresse domine encore la ville,
L’influence chinoise est nettement perceptible dans les constructions de la ville, du plus beau style néo-communiste. Sobriété morbide et démesure sont de rigueur.
Prochaine étape, Gyansté. A côté du monastère, la Chapelle des protecteurs (Gonkhang) avec des Bouddhas de toute sortes dans ses 77 petites pièces. Il y en a pour tous les gouts et pour tous les maux.
Les drapeaux sont bien présents dans les rues pour nous rappeler que « Motherland » china n’est jamais très loin.
Heureusement il reste quand même quelques quartiers « typiques »
La forteresse tient aussi bien le coup, malgré toutes les chinoiseries qui poussent à ses pieds.
Le lendemain, on reprend la route. Prochaine étape, Lhasa. Mais avant ça, des paysages magnifiques nous attendent sur la route
Le lac de Yamdrok-Tsao
On ressort les doudounes !
Les routes serpentent entre lacs et collines…bucolique !
De l’autre coté du col, on redescend dans la vallée qui mène à Lhasa. En une petite heure, on perd 2000m d’altitude, et on gagne deux dizaines de degré. La vallée est luxuriante, grâce au cours d’eau qui coulent tranquillement dans la vallée et qui rend les terres fertiles.
Après avoir traversé le « Nouveau Lhasa » (Autoroute, Buildings high-tech, gare flambant neuve, par d’attraction, etc…), on aperçoit enfin le Potala...
La visite sera pour le lendemain. Nos deux copains du groupe, Maria et Alex (de Russie), en pleine démonstration de « Swing ». Derrière eux, les pèlerins qui tournent sans arrêt autour du Monastère dans le sens des aiguilles d’une montre .
Le guide, en aparté, a confié que le gouvernement chinois surveillent les faits et gestes des guides par le biais de dizaines de micros et caméras placés à l’intérieur du temple. Si il semble difficile de surveiller les centaines de groupes qui visitent le monument chaque jour, on peut dire que la paranoïa fonctionne à merveille sur les guides. Encore une fois, ils sont malins ces chinois !
On continue les poses, ici avec l’ensemble du groupe.
Par chance, nous avons bien sympathisé et gardé contact avec nos deux copains russes. Ils adorent la France et voyagent quasiment toute l’année. Nous les attendons de pied ferme dans le 43 !
Il y a à Lhassa trois cercles concentriques de pèlerinage, parcourus sans relâche par des milliers de personnes chaque jour. Au centre, le Jokhang, temple le plus ancien du Tibet, et aussi le plus sacré. En 1959, lors de la « révolution culturelle », les chars chinois ont détruit la façade et transformé le lieux en porcherie. Le temple a heureusement gardé sa structure datant du XVème.
Dernière visite, le Monastère de Drépung, et sa cour du « Debatingcourtyard » ou les moines se « disputent » en se posant des questions à tour de rôle, par petits groupes. Les interrogations sont ponctuées par de grands gestes et des claquement de mains. (à droite sur la photo suivante). Drôle de travail en groupe !
L’aventure tibétaine se termine donc à l’aéroport de Lhassa, ou nous reprenons un avion pour Katmandou. Le survol de la chaine des Hymalayas est fantastique.