Donc, après le tilicho Lake, on reprend le chemin classique afin d’atteindre Le village de Yak Kharka.
Yak attack ?
Non, c’est bien Yak Kharka. Voici à quoi ressemble d’ailleurs une « Ghesthouse » typique du tour des Annapurnas : Une ou deux pièces commune avec Poêle à bois chauffé à la bouse de Yak séchée / ou avec ce qui traine dehors, et des chambres plus ou moins confortables et isolées. Il peut y faire assez froid la nuit (un peu En dessous de Zéro...), un bon duvet est le bienvenu.
Maintenant, objectif : le Col du « Thorong la »
Dernière nuit à 4400m d’altitude, dans un refuge Méga cool avec beaucoup d’électricité (c’est rare, d’habitude on vit plutôt avec le soleil !) Musique et lumière à Gogo, chauffage, tout ça grâce à une turbine dans le torrent plus bas.
On prend donc de l’altitude : au début, c’est raide, puis sur le haut la vue se dégage petit à petit
Dans la montée, on passe devant le dernier refuge. On avait choisi de ne pas dormir ici, 4800m quand même….mais la vue est terrible.
Ça donne la pêche !
On passe le cap des 5000m, et le paysage se déroule petit à petit devant nos yeux….
Encore un petit effort et on y est, le fameux col, tant redouté !
Au final, la montée au col, fastoche. Reste le plus pénible : la descente de l’autre côté. 1600m de dénivelé, malheureusement sans ski ni même vélo….quelle gâchis et quelle tristesse ! Olivier en a les larmes aux yeux.
Heureusement, vers les 2/3 de la dégringolade, on profite d’une petite terrasse ensoleillée avec nos copains drômois rencontrés quelques jours auparavant.
En arrivant à notre guest-house (le « Bob marley Hotel »), c’est la délivrance : DOUCHE CHAUDE ! youpi, on commençait à se lasser de l’effet gel fixant Ultra-fort.
Le lendemain, on continue de descendre en longeant la région du « Upper mustang ». La vallée que nous suivons ici est très minérale, les paysages plus « pelés ».
Pour cette étape, Olivier, qui commençait à ressentir un manque critique de roues et guidon, craque et loue un vélo pendant qu’ Audrey effectue l’étape à pied.
SI la première partie est super, la fin se fera avec un vent à décorner un Yak, bien sûr de face.
On arrive donc à Jomsom. De la, plus souvent, les randonneurs prennent l’avion pour retourner à pokhara. C'est le cas de notre copain Benoit qui doit être précisément dans cet avion.
Il y a aussi des bus. Nous choisissons la deuxième option, infiniment meilleur marché. On comprend rapidement pourquoi certains reviennent en Avion : la route que les bus enmpruntent est parfois digne du concours de Trial 4X4 du Béage. Passage à gué, marches, trous, bosses, le tout au dessus de 200m de vide, et en bus 60 places s’il vous plait. Heureusement, le conducteur avait ce jour-la choisi un co-pilote au top:
Pour se remettre de toutes ces émotions, nous profitons de sources chaude en arrivant à Tatopani.
Le lendemain, nous reprenons du service : nous avons choisi de finir le trek à pied, pour profiter de la vue réputée de « Poon-hill ».
Grosse étape en montée (D+ 1800m), et réveil aux aurores le lendemain pour profiter du « Sunrise » !
La vue de la-haut vaut le détour, paysages façon carte-postale :
Le lendemain, on s’en doutait pas, mais ce sera la journée la plus longue du trek : Descente de 2200m de dénivelé, dont à peu près 1800m en marches en pierre (3800, quelqu’un les a comptées apparemment). En gros, c’est comme descendre un escalier pendant 5 ou 6h.
On arrive donc épuisés à Nayapul, pour reprendre un bus direction Pokhara. Le soir, se lever pour éteindre la lumière s’apparente à un défi hors-norme. Les jours suivants se répartiront entre : énormes fatigues, grosses courbatures, manque d’appétit suivi pour finir d’une grosse tourista. Un méchant virus qui nous colle tous les deux à la peau pendant 4jours…. Heureusement, à Pokhara, la vie est douce.
Pour terminer, petit résumé en Vidéo....N'oubliez pas de cliquer sur le petit logo "HD" en bas à droite pour obtenir une meilleure qualité!
Pour finir, un grand merci à Florence et Alain pour leur précieux conseils sur cett rando!