Pour atteindre cette région : deux solutions. La première, prendre un bus d’environ 9h pour « Jiri », puis marcher cinq ou six jours en croisant des vallées. Deuxième solution, un avion qui part de Katmandou, dépose les Trekkers à quelques jours seulement du camp de base de l’Everest. Ne disposant que de 15jours avant notre prochain départ pour le Tibet, nous choisissons la deuxième
Départ le 15mai, aéroport de Katmandu, direction Lukla. Mais y-a til un pilote dans l’avion ?
Pas de panique, il est juste parti boire un « Nepali tea » !
Durant le vol, pas trop de perturbations, heureusement, car ça secoue déjà pas mal. A Lukla la piste d’atterrissage a été construite en descente (ou en montée) afin de compenser par la gravité la toute petite longueur de la piste.
Nous ne trainons pas à Lukla, ville de passage sans grand intérêt si ce n’est profiter de l’arrivée et du départ incessants d’avions et hélicoptères.
C’est donc re-parti, on prend les mêmes et on recommence. No-guide, no-porter, comme des grands !
Le soir, nous arrivons à Namche Bazaar, dernier gros village avant les grandes vallées profondes menant aux différents sommets ou glaciers.
Nous avons appris avant de partir que 88 personnes avaient du être evacuées à l’hopital de Katmandou suites a des embolies pulmonaires provoquées par le mal d’altitude pendant le mois de mars. Du coup, nous prenons une journée d’acclimatation, sur place, en explorant une vallée annexe, en direction de « Thame ».
L’aprèm, nous profitons des derniers moments de luxe avant de partir en altitude : un film, projeté dans un pub, sur le rôle essentiel des sherpas dans les expéditions pour l’Everest et autres sommets de la chaîne des hymalayas. (« Sherpa, the true heroes of everest »). Le reportage décrit de manière intéressante le paralléle entre risques très importants encourus par ces personnes, et bénéfices financiers importants qu’ils peuvent tirer des expéditions. (Entre 3000 et 4000 dollars, alors que le salaire d’un professeur est par exmple de 140 euros par mois)
Coincidence macabre, le soir, en revenant a la guest-house après le film, nous apprenons que 16 d’entre eux sont portés disparus, emportés dans une avalanche entre les camps N°1 et 2 de l’asension du plus haut sommet du monde.
Le lendemain, nous partons pour la vallée aboutissant au camp de base de l’Evrest. Notre idée n’es pas encore très précise : aller-retour du camp de base, comme beaucoup de gens font ? Passages de cols ? Vallées annexes ?
Sur le chemin, un autre aéroport, cette fois-ci en terre.
Il sert notamment à desservir une Guest-house gérée par des Japonais, ou nous irons prendre le petit déj.
L’emplacement est magique : à la fois sur une crête, pour profiter d’une vue sur les principaux sommets de la chaînes de l’hymalya, et entourée d’arbre pour protéger du froid qui commence a se faire sentir à cette altitude. Un Havre de paix et de luxe à 3000m d’altitude. Pour nous, ce sera uniquement un cafe et un Toast, siouplé !
Le soir, nous arrivons à tengboche, petit village planté sur un promomptoire dominant la vallée.
L’endroit est magique. Un grand monastére domine le village, reconstruit en 1999 après un incendie. Nous assistons à un office religieux avec des ommmmmmmm et des ammmmmmmmmm.
Jolie vue le soir sur les derniers rayons de soleil éclairant les grands sommets alentours
Le matin, tôt, la vue est dégagée.
Ça se gate rapidement, les nuages s’aggultinant dès 10h sur les sommets.DU coup, le rythme de vie ici, c’est extinction des feux à 20h, et réveil à 6h et début de la balade journalière vers 7h du matin.
Pour une douche, ici, c’est 400 Rp le seau d’eau chaude, soit l’équivalent de 10 plats de nouilles sautées à Katmandou. Du coup, douche improvisée dans le torrent. Faye frei boun diou !
Olivirer tout propre, nous continuons notre ascension pour commencer à se rapprocher des grands sommets .
Premier du genre, l’Ama Dablam (6856m)
Après avoir rencontré un groupe avec une agence française, nous décidons de réaliser la même boucle qu’eux dans le sens inverse : passage de trois cols et jolies vues en perspective.
Premier col pour le lendemain matin, le kongmala pass, à 5400m
Passage du col les doigts dans le nez, jusqu’ici tout va bien.
Redescente assez longue et pénible dans la vallée d’a coté, on y presque. Enfin, on croit être presque arrivé : il reste le glacier à traverser. Malheureusement on s’apperçoit rapidement que ce sera beaucoup plus pénible que prévu : il faut se frayer son propre chemin dans un amas d’éboulis, de mélange de glace et de roches instables. On s’épuise très rapidement pour finir la traversée sur les rotules
Gros dodo le soir pour rattraper tout ça. Demain, il faut se lever : Camp de base de l’everest en perspective.
( ! Suite au prochain numéro !)
